Du rêve à la réalité : difficiles sont les conséquences des Jeux Olympiques de Londres de 2012.

 

 

 

Lors de la cérémonie clôturant les Jeux Olympiques le 12 août 2012, le président du CIO (Chief Information Officer), Jacques Rogge avait qualifié les Jeux olympiques de Londres comme étant « fabuleux », « extraordinaires ». Il avait même assuré qu’il s’agissait des « meilleurs jeux jamais organisés ». Cependant, après 5 années de recul nous pouvons désormais parler plus sérieusement sur ce cas. Comment Londres, capitale de l’Angleterre a-t-elle vécue cet événement, et comment le vit-elle encore aujourd’hui après 5 ans passés ?


 

       Le bilan Économique        

   

 

  • Pour organiser un tel événement, les contribuables britanniques ont investi au total 9 milliards de livres, soit plus du double de ce qui avait été annoncé préalablement. Suite à cette nouvelle, le gouvernement britannique s’est exprimé et en a conclu que les recettes de cette événement seraient de 9.9 milliards de livres. A moyen terme, David Cameron, premier ministre à cette époque avait promis un objectif de 13 milliards de livres. Aujourd’hui, un cabinet de comptable a élaboré les retombées d’ici 2020 à entre 28 et 41 milliards de livres, cependant de nombreux spécialistes n’adhèrent pas à cette proposition et contestent cette valeur.

 

  • De base, plus de 3 millions de touristes étaient attendus mais la plupart se sont concentrés près des sites olympiques dans les zones commerciales contrôlées par le CIO et ses différents partenaires. Au total environ 750 000 ont réellement été recensés. Le centre commercial de Westfield a donc eu une très grande attractivité puisque situé à Stratford City, cette zone regroupe un très grand nombre de commerces culinaires, vestimentaires et de loisirs. Mise à part cette zone, certaines statistiques montrent que les traditionnelles attractions touristiques de Londres (Westminster, The London Eye, le quartier de Camden Town…) ont été bien moins attractifs qu’en période hors JO d’environ 30% de baisse.

 


 

../Downloads/users-relation.png       Le bilan Social       

 

  • Lors de l’organisation de ces jeux, en plus de l’objectif économique de départ, une autre visée un peu moins classique était attendue : « Inspirer une génération », telle était le vœu de l’organisation. En effet, un problème de santé fait son apparition aujourd’hui à Londres comme dans beaucoup d’autres capitales : l’obésité. Si les athlètes britanniques ont réalisé beaucoup d’exploits en remportant 29 médailles d’or, aucun effet d’entrainement n’a été constaté depuis. Pour plus de curiosité, retrouvez la liste complète des médailles ici d’après un bilan de l’Équipe fondée sur les résultats obtenue lors de ces JO en 2012.

 

  • Hormis les capacités physiques des individus, la population a remarqué quelques changements sociaux positifs qui n’ont alors pas perdurés comme lors de cette période. Durant les jeux olympiques, les étrangers avaient remarqué un échange entre les populations et les religions puisqu’ils participaient activement dans le respect de leur identité. Un multiculturalisme britannique s’était alors instauré, mais depuis lors, les attentats qui ont frappé Londres ces derniers ont fait cesser cette mentalité.

L’installation des jeux olympiques a nécessité des terrains spacieux pour y installer les nombreuses infrastructures sportives. Pour cela, le premier réflexe pour l’État a été de démolir toutes les habitations pour reconstruire ou réaménager le terrain. Une expulsion massive de la population s’en est suivie.

Photo de la démolition du lotissement Clays Lane Estate ou 500 locataires ont été expropriés de force. Cliquez ici pour en apprendre davantage sur ce lieu d’après une recherche réalisée par le journal quotidien britannique The guardian

 


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  • À l’endroit où ont logés les 17 000 athlètes présents en 2012, Londres accueille désormais plus de 2 800 logements dont 700 sont des logements sociaux. Près de 6000 personnes habitent désormais dans l’ancien village olympique et 24 300 nouveaux logements sont attendus d’ici à 2031. Cependant, pour un appartement de deux pièces dans le village olympique, le prix moyen est de 2 500€ par mois. Le parc Queen Elizabeth lui a été transformé en un espace paysager principalement dédié pour les enfants. On y trouve des terrains d’aventure qui offrent balançoires et de nombreuses autres activités adorées par ceux-ci. Afin de garder une touche des Jeux olympiques, et donc un mélange des pays présents lors de cet événement des promenades à thème représentent différents climats comme l’Afrique du Sud, l’Amérique… Tout ce lieu est désormais nommé « East Village ». Toute cette popularité et ces travaux ne font qu’augmenter les convoitises et le prix de l’immobilier dans cette zone.

 

  • Pour ne pas détruire les zones sportives, en 2016 par exemple, le club de football de West Ham a quitté Boleyn Ground et cent douze ans d’histoire pour s’installer au stade olympique. L’Etat a encore payé 257 des 272 millions de livres de travaux pour les frais d’aménagement (suppression d’un étage, couverture des gradins, déplacement des tribunes plus près de la pelouse). Par ailleurs, la piscine olympique qui avait été construite à cette même occasion et qui accueillait les épreuves de natation et de plongeon est devenue une piscine municipale. Elle a aussi accueilli les championnats d’Europe de natation en mai dernier.

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Ces deux illustrations correspondent au Stade et à la Piscine Olympique durant les Jeux Olympiques de 2012.

 


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  • Après avoir accueilli une partie du monde en 2012, le Royaume-Uni a décidé de se renfermer sur lui-même en prenant la décision de sortir de l’Union Européenne avec l’affaire du Brexit. Je vous laisse prendre plus ample connaissance à ce sujet selon une étude réalisée par Toute l’Europe ici. En terme de politique, les retombées suite aux jeux olympiques sont difficiles : David Cameron a perdu son poste en tant que premier ministre. De plus, le président du Comité d’organisation des Jeux, Sebastian Coe a, lui, très vite rebondi. Le double champion olympique du 1500 mètres (1980, 1984) a été élu le 19 août 2015 président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), avec 115 voix contre 92 à Sergueï Bubka. Cependant, divers scandales sont apparus, notamment en terme de dopage donnant un coup sur la crédibilité de l’athlétisme mondial.

 



 

 

Pour conclure cet article, on a donc pu voir que Londres était une ville très attractive lors des Jeux Olympiques de 2012 mais que cet événement a eu de nombreuses répercutions à la fois positives et négatives sur le court et long terme. L’investissement fut de taille, mais une partie des spécialistes pensent que celui-ci sera rentable d’ici quelques années. Cependant, l’organisation de cet événement a aussi eu des dommages environnementaux. D’une part suite à la construction de tout le village Olympique, et d’autres part suite aux déchets jetés et délaissés par les touristes. Le bilan social a été reconnu durant les jeux Olympiques avec l’apparition du multiculturalisme, mais aujourd’hui la mentalité est redevenue comme avant. Y-aura-t-il un autre événement semblable à Londres ces prochaines années ? Les Jeux Olympiques de Paris en 2022 se dérouleront-ils de la même façon ?

 


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